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Interview - osteopathie animale

Aujourd’hui, j’ai décidé d’interviewer Adeline, une collègue ostéopathe basée sur Genève. Je vous laisse découvrir sa pratique et son métier…


Parcours et formation :

Qu’est-ce qui t’a amené à vouloir devenir ostéopathe animalier ?

Quel est ton parcours scolaire ?


J’ai toujours aimé les animaux, j’en ai toujours eu à la maison, que ce soit chien, lapin, cochon d’Inde, puis plus tard à 14 ans, mon premier poney. Au début, comme la plupart des filles qui aiment les animaux j’imagine, je voulais être vétérinaire ! C’est un beau métier il faut le reconnaître, mais après un stage de quelques jours chez le vétérinaire de mon village, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas pour moi. En effet, le vétérinaire soulage, accompagne, aide les animaux mais il me manquait un petit quelque chose. De plus, la décision de vie et de mort, ainsi que l’acte en lui-même est quelque chose dont je ne me sens pas capable de prendre et de faire. A l’époque, dans le poney club ou j’avais ma jument, un ostéopathe venait régulièrement pour traiter des chevaux. Il a aussi vu ma jument et j’avais été bluffé des résultats post séance et la détente lors de la séance. Cela m’a beaucoup intriguée mais j’étais persuadée qu’il fallait un don. Après avoir finis le cycle, j’ai fait ma maturité option biologie-chimie avec toujours en tête de vouloir faire ostéopathe animalière. Durant ma 4ème année collège je me suis renseignée sur les différentes écoles d’ostéopathie animale. J’en ai visitée une à Montreux, qui a finalement fermée avant la fin de mon collège, puis je me suis tournée vers l’ESOAA (école supérieure d’ostéopathie animale d’Annecy).

Pourquoi et comment as-tu choisi ton école ?

Il y a deux raisons principales pour laquelle j’ai choisis cette école, la première est le nombre d’heure de pratique. En effet cela reste le plus important dans ce métier ! L’école proposait de la pratique principalement sur les chevaux et chiens mais également sur les lapins, chèvres, moutons, lamas et poules. Durant les 5 années, la pratique représentait environ 50 à 60% des études et sur un panel d’animaux différents. Nous avions plusieurs centres équestres à dispositions. La deuxième est la proximité de l’école par rapport à mon lieu de vie. En effet, cela m’a permis de ne pas déplacer mon cheval d’écurie, de ne pas complètement changé de région, de ne pas prendre un appartement (alors que j’habitais encore chez mes parents) je pouvais rentrer tous les soirs chez moi et de garder mon petit boulot (je n’avais pas les cours tous les jours).


Ensuite, durant les études, nous avons abordé plusieurs médecines et domaines complémentaires (pathologies vétérinaires, aromathérapie, phytothérapie, médecine chinoise, saddle-fitting, zoothérapie, maréchalerie…) pour nous donner un aperçu de l’ensemble des corps de métier qui gravitent autours des animaux, et peut être de nous donner envie de pousser plus loin dans une d’entres elles. Mais surtout pour savoir référer si cela ne nous concerne pas. De plus, nous avons abordé différentes techniques ostéopathiques avec différents professeurs.

Quel a été le sujet de ton mémoire, et comment l’as-tu trouvé ?


Mon sujet de mémoire était « les principales dysfonctions du poney de pony games ». Je pratique cette discipline depuis mes 8 ans, d’abord à petit niveau, puis petit à petit j’ai atteins un niveau international, j’ai participé à plusieurs championnats d’Europe et du Monde. En premier lieu avec des poneys de clubs, puis avec mes différents poneys. Je me suis vite rendu compte de la préparation physique, musculaire et mental que demandait cette discipline aux chevaux et j’ai pensé qu’avec des gestes répétés (se pencher du côté droit, des tournants à 99% à droite, des a terres) le cheval avait forcément des blocages ostéopathiques récurrents et un peu « typique » à la discipline. Je suis partie avec des hypothèse de dysfonctions dont certaines ont été confirmées et d’autres infirmées.

Dis-moi une chose que tu as adoré, et une autre que tu as détesté durant ta formation !


J’ai adoré les journées de pratique sur les chèvres. Quand j’en manipulais une, il y en avait toujours deux ou trois curieuses à côté en train de tirer ma manche, mâcher mon pantalon ou mes lacets voir mes cheveux ! On sentait qu’elles étaient bien dans leurs environnements et à l’aise avec les humains (parfois presque un peu trop ^^). Mais je pourrais te donner tout un tas d’anecdotes !

Les journées de pratique sur les chevaux en plein hiver au bord du lac d’Annecy par -10° étaient un peu dures parfois, mais bon c’est le métier qui rentre comme on dit !

Travail en tant qu’ostéopathe animalier :


Comment as-tu vécu ton installation professionnelle ?

Est-ce difficile de s’installer à son compte ?


Durant notre 4ème année de formation, l’école nous a rajouté une 5ème année non obligatoire afin de respecté les heures de formations demandées par le syndicat (il y a eu beaucoup de changement pour l’ostéopathie animale en France depuis…) J’ai décidé de faire cette 5ème année et elle a été très bénéfique pour moi. Durant cette année nous avons eu différents praticiens de plein d’horizon et de techniques différentes qui nous ont appris leurs techniques afin de compléter notre « boîte à outils ». A la fin de cette 5ème année, je me sentais plus confiante sur ma pratique et plus apte à me lancer seule, ce qui n’aurait pas été le cas à la fin de la 4ème.

Je ne vais pas te mentir, (et tu le sais aussi bien que moi) c’est difficile de se lancer à son compte. Difficile dans le sens où du jour au lendemain tu n’as pas 150 clients qui t’appellent. Le plus dur c’est de se faire une clientèle et un nom, le bouche à oreille est ce qui marche le mieux, mais ça prend du temps. L’école nous avait dit, il faut environ 5 ans pour se créer une bonne clientèle. Pour tout ce qui est administration (comptabilité, assurances, etc) j’ai de la chance d’avoir ma maman qui m’aide beaucoup et qui s’y connait nettement mieux que moi (elle a été directrice d’une entreprise) !


De plus, j’ai eu la possibilité de pouvoir faire mon cabinet chez mes parents, ce qui est non négligeable sachant qu’environ 40% de ma clientèle se déplace pour les séances. Pour finir, j’ai du faire face à une demande que je ne m’attendais pas : le chat. J’ai beaucoup d’appels pour des séances sur les chats et je n’en ai pas fait à l’école. J’ai du donc vite m’adapter à cette demande (anatomie, comportement, pathologies …).

Quel est l’animal le plus « exotique » pour lequel on t’a appelé ?


Je n’ai pas de clientèle exotique, j’ai quelques lapins, mais le principal reste chien, chat et chevaux. J’ai eu une fois une poule !


Y-a-t-il un blocage particulier que tu retrouves souvent chez les chevaux ?

Quel serait ton conseil pour les propriétaires afin de l’éviter ?


Je retrouve souvent le garrot comme dysfonction, en effet c’est une zone clé qui dépend de beaucoup de chose sur le cheval : zone en lien avec l’estomac et l’alimentation (ulcères entre autre), zone des émotions, zone qui se bloque facilement si la selle n’est pas adaptée. Je trouve que l’alimentation est un sujet peu approfondi chez les propriétaires et ils suivent souvent ce que les écuries font (j’ai été la première à le faire sans me poser plus de questions que cela) sans se demander si c’est réellement adapté à leur cheval.


L’alimentation est très complexe (chez l’humain et les chiens-chats aussi !) et peut créer de réelles pathologies et inconfort chez le cheval. La selle est une composante très importante également, mais j’ai l’impression que les propriétaires commencent à la prendre plus en considération et font appels à des saddle fitteurs et non plus à des vendeurs de selles.

Y-a-t-il un blocage particulier que tu retrouves souvent chez les chiens ?

Quel serait ton conseil pour les propriétaires afin de l’éviter ?


Les cervicales basses (ou cervicales en général) sont souvent touchées chez les chien et pour moi cela viens de plusieurs raisons. Le collier est la première raison, un chien qui tire fort sur sa laisse avec un collier crée des tensions sur les cervicales basses. ce dernier ne permet pas une répartition de la tension contrairement à un harnais (mais il faut encore trouver le bon pour le chien). La seconde est le jeu avec des jouets ou le propriétaire tire d’un côté et le chien de l’autre. Cela reste traumatisant pour les cervicales et pourrait être évité en jouant différemment.

La charnière thoraco-lombaire est aussi une zone souvent bloquée que ce soit chez le chien, le chat et le cheval.

Je sais que tu te rends à des conventions sur l’ostéopathie régulièrement.

A tes yeux, quel est l’intérêt de faire de la formation continue quand on est déjà professionnel ?


Pour moi la formation continue est très importante ! Déjà car je pense que l’ostéopathie est une thérapie vaste où on ne cesse jamais d’apprendre de nouvelles techniques. De plus cela permet de se retrouver avec des collègues qui parlent le même langage que nous (ce qui me manque un peu parfois au quotidien), de pouvoir échanger sur des cas particuliers, ou tout simplement sur nos ressentis et d’exposer des points de vue différents. Et cela permet de reprendre parfois un peu d’anatomie, de physiologie ce qui ne fait jamais de mal.


Pour finir, indique-nous tes différentes prestations et le(s) moyen(s) de te contacter !


Vous pouvez retrouver toutes les informations (prix, techniques appliquées) :

- Sur mon site internet http://osteo-animalier.ch/

- Par téléphone au +41 (0)79 627 49 88

- Par email à normand.osteo@gmail.com


Voici mes tarifs


Merci à toi Hélène de m’avoir donné la parole ! 

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