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Vermifuge, les idées-reçues

Aujourd’hui, je vous propose de faire un peu d’étymologie pour casser quelques idées-reçues qui ont la vie dure.

Intéressons-nous au terme VERMIFUGE. Du latin « vermis » qui signifie « ver » et « fuga » qui signifie « fuite ». Etymologiquement parlant, vermifuge signifie donc « faire fuir les vers ».

Dès lors, on peut affirmer plusieurs choses :


Vermifuger un animal qui n’a pas de vers, ça ne sert à rien !


Si on reprend l’étymologie du mot vermifuge, pas besoin d’avoir fait des études pour comprendre que « faire fuir des vers » alors qu’il n’y en a pas, c’est pas possible.


Si vous souhaitez vermifuger votre cheval intelligemment médicalement et écologiquement parlant, intéressez-vous à la vermifugation sélective ou raisonnée (google est ton ami, l’Ifce, Animal Diagnostic et une multitude de blogs et de publications en parlent).


→ Pour savoir si un cheval a des vers, la coproscopie permet de détecter les Strongles et les Parascaris. Contrairement aux idées reçues les Anoplocéphales (Ténias) peuvent être identifiables avec une copro, bien que leur excrétion d’oeufs soit intermittente ce qui rend cette examen moyennement fiable pour les détecter. Les oeufs d’Oxyures quant à eux, sont localisés autour de l’anus et identifiables par scotch test.


Faire un vermifuge en préventif, ça ne sert à rien !


Un vermifuge n’est pas un vaccin. Il ne va pas protéger le cheval pendant plusieurs mois, mais simplement tuer une population de vers déjà présente (-vermis - fuga = faire fuir des vers). Dès lors, donner un vermifuge en préventif ne sert strictement à rien.


Vermifuger au naturel permet de se passer du chimique !


Pour faire simple : si une synergie de plantes ou d’huiles essentielles avait un effet équivalent à un vermifuge pour tuer tous les vers d’un individu infesté, ça se saurait. Donc NON, le naturel n’a pas un effet équivalent au chimique et ne permet pas de s’en passer.

Au jour d’aujourd’hui, en 2023, aucune étude ne montre l’action équivalente d’une plante avec un vermifuge chimique chez les équidés. Ça ne veut pas dire que ça n’existe pas, ça veut juste dire que pour l’instant, on en a pas encore trouvé.


L’infestation parasitaire étant une problématiques multifactorielle, plusieurs éléments semblent impacter les individus fortement infestés : le système immunitaire, le stress, la place hiérarchique dans le troupeau, le mode de détention, la gestion des pâtures, etc.


La phyto-aromathérapie a un impact direct sur certains de ces facteurs, notamment le système immunitaire et la gestion du stress. Dès lors, les plantes peuvent aider efficacement l'individu à réguler sa population de vers de manière indirecte.


Il faut aider le cheval à vivre en équilibre avec ses vers !


Ça fait bizarre de lire ça, ein ? Mais c’est la réalité.


Vouloir tuer tous les vers, c’est impossible. Par contre, aider un individu à réguler sa population de parasites, c’est l’objectif. Pour ce faire, mettre en place un protocole de vermifugation sélective + de phyto-aromathérapie, c’est un combo gagnant !


Pour en savoir plus sur la vermifugation sélective, c'est par ici :


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